Aujourd’hui, pour prolonger quelque peu encore cette découverte du monde du petit artisanat montpelliérain des années 1970, je vous propose d’aller rendre visite à Fabricini Albaino, le tapissier de la rue de la Monnaie. Ecoutons cet italien d’origine, qui à 68 ans avait gardé de ses origines un goût vif pour le travail artistiquement exécuté, avec un sens artisanal du meuble bien fait et du matériau noble, mais aussi l’amour du bel canto, raconter à Jacques Durand, son métier, aujourd’hui – dans notre société du jetable – moins courant :
“C’est un métier qui ne régresse pas. Mais si on veut faire du bon travail, on doit travailler à la main sinon, il y a des machines et tout le reste ; mais alors on fait du skaï sans entoilage derrière, on recoud vite et tout craque au bout de six mois. la dégénérescence du métier et l’amour-propre de l’artisan révolte l’honnête homme”.
Source : Maisons & Loisirs Méditerranée, n°8, mars/avril 1974 (photo de René Vidal)



