“Les murs et les fossés de Montpellier sont cités en 1090; mais ce n’est qu’au 12ème siècle que son enceinte paraît dans un état de force et d’étendue qui la rendit fameuse”. En fait, on pourrait croire en lisant cette citation écrite dans une étude du 19ème siècle par l’illustre archéologue Renouvier et son confrère Ricard (à qui on doit l’invention de Murviel antique) que la ligne de remparts que l’on voit au niveau de la tour de la Babote, date de cette époque. Ils parlent d’une première enceinte, d’une enceinte que l’on peut qualifier de primitive qui entourait les hauteurs de l’actuel Ecusson (en tiretés rouges sur le plan qui propose un tracé très approximatif et revu dernièrement). Ce n’est réellement qu’en 1196 que le seigneur de Montpellier, Guilhem VIII autorisa la population de plus en plus importante à édifier une nouvelle ligne de remparts, celle dont les tours de la Babote et des Pins sont des vestiges. Il fallut attendre longtemps pour voir l’achèvement de cette ligne de murailles de 2106 mètres, ses 1757 créneaux, ses 25 tours massives et ses bistoures… L’achèvement complet ne semble intervenir qu’en 1284. La ville était alors en communication avec l’extérieur par huit portes qui avaient pour nom :
- – Montpelliéret (entre l’hôtel Sabatier d’Espeyran Cabrières) qui disparut rapidement après la construction de la citadelle au 17ème siècle
- – Lattes ou Obilion (sur la place de la Comédie),
- – La Saunerie (au bas de la Grand-rue Jean Moulin)
- – Saint-Guilhem (au bas de la rue Saint-Guilhem)
- – l’Estude (porte du Peyrou)
- – Boutonnet, future porte des Carmes (au bas de la rue du Cardinal de Cabrières)
- – de la Blanquerie (au bas de la rue de l’Université)
- – de Saint-Gilles (au bas de la rue du Pila Saint-Gély)



